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Vivre avec le diabète de type 1 à 60 ans

Nadia a été diagnostiquée à 20 ans. Cela fait donc plus de quarante ans qu'elle gère son diabète de type 1 avec les injections, les hypoglycémies en pleine nuit et les repas calculés. 40 ans d’une vie entière organisée autour d'un pancréas qui a arrêté de faire son travail.
Diabète

Vivre avec le diabète de type 1 à 60 ans

Pourquoi l'insuline est-elle si centrale dans votre traitement ?

Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune : mon pancréas ne produit plus d'insuline, l'hormone qui permet aux cellules d'utiliser le glucose. Sans apport extérieur, le corps ne peut pas fonctionner. L'insuline n'est pas un traitement parmi d'autres : c'est une nécessité vitale pour moi.

Comment votre traitement a-t-il évolué en quarante ans ?

Mon traitement a énormément évolué au cours des dernières années : j'ai d’abord commencé à m’injecter de l’insuline avec des seringues. Puis sont arrivés les stylos injecteurs et ensuite les pompes à insuline. Aujourd'hui, j'utilise un système en boucle semi-fermée : un capteur de glycémie en continu, couplé à une pompe, qui ajuste mes doses en temps réel. C'est une technologie que je n'aurais jamais imaginée quand j’ai été diagnostiquée.

Est-ce que la maladie se gère de la même façon à 60 ans qu'à 20 ans ?

Pas du tout. Vieillir avec un diabète de type 1 de longue date, c'est naviguer entre plusieurs réalités qui se superposent. Ma sensibilité à l'insuline a évolué. Mes hypoglycémies - quand le taux de sucre descend trop bas - sont parfois moins bien ressenties qu'avant, ce qui les rend plus traîtres. Je dois donc redoubler de vigilance.

Il y a aussi les comorbidités liées au diabète et qui doivent être surveillées :  les yeux, les reins ou encore le système cardiovasculaire.  Pour ne rien louper, je fais des bilans réguliers, avec des spécialistes différents. Je gère ça avec méthode parce que je sais que chaque rendez-vous compte.

Qu'est-ce qui est le plus difficile à expliquer aux gens qui ne vivent pas avec cette maladie ?

La charge mentale que ça représente sur la durée. Je pense à ma glycémie avant de conduire, avant de partir en voyage, avant chaque repas un peu inhabituel. Depuis quarante ans, j'anticipe, j'ajuste et je corrige le tir quand c’est nécessaire.

Les récits présentés sur ce site sont des témoignages à visée informative. Ils ne remplacent pas une consultation médicale et ne sauraient être interprétés comme un avis, un diagnostic ou une recommandation thérapeutique. En cas de symptômes ou de situation médicale préoccupante, nous vous invitons à consulter votre médecin traitant ou un professionnel de santé qualifié.